De 2012 à nos jours, plus de 850 tracteurs de 75 à 125 cv ont été acquis et toujours en cours de cession à des prix subventionnés à hauteur de 60% et plus de 800 autres tracteurs équipés sont attendus du programme de coopération brésilienne et quelque 520 tracteurs équipés sur la ligne de crédit EXIMBANK OF INDIA selon le directeur de Cabinet du ministre de l’Agriculture, Lamine Lô. Il présidait un atelier, ce mercredi, sur la mécanisation agricole en Afrique de l’Ouest.

L’Afrique de l’Ouest accuse un retard sur la mécanisation de l’agriculture qui est un levier important du développement économique d’un pays. Conscient de ce phénomène, la fondation Syngenta, le Sénégal et certains pays de l’Afrique de l’Ouest comme le Bénin, le Mali, le Burkina Fasso et le Togo se sont rencontrés, ce mercredi, pour réfléchir sur la méthode de mécanisation de l’agriculture.

Selon le représentant du ministre de l’Agriculture, « Il est évident que la volonté et les efforts de nos Etats respectifs pour moderniser nos agricultures sont louables et méritent d’être accompagnés pour éviter que des contraintes, à la fois, endogènes et exogènes ne viennent annihiler les multiples initiatives en cours ».

Il a ajouté qu’il « est important que des mesures d’accompagnement soient prises pour corriger le faible pouvoir d’achat de la plupart des agriculteurs dans nos pays, par la réduction du coût d’acquisition des équipements, au niveau de l’exploitation, grâce à la subvention mais aussi à la mutualisation des moyens, réduire les coûts élevés des équipements agricoles grâce à l’utilisation de notre savoir-faire local, faciliter l’accès au crédit agricole d’investissement, renforcer la formation des techniciens, des cadres qualifiés et des personnels spécialisés (tractoristes, mécaniciens, artisans-forgerons, etc.) en mécanisation agricole, promouvoir l’implantation des fabricants de matériels dans nos Etats pour rendre disponibilité les pièces de rechanges », avance le directeur de Cabinet.

En effet, les choix politiques adoptés dans les pays respectifs, qui consistent à orienter, en priorité, les investissements publics dans le secteur agricole, sont justifiés à plus d’un titre, la majeure partie des populations pauvres vivant d’agriculture. En termes d’efficacité économique, le potentiel de croissance du secteur agricole est plus important, comparé aux autres.

Du point de vue du directeur de la SAED Samba Kanté, le Sénégal a enregistré une augmentation considérable dans les rendements agricoles surtout dans la riziculture, la qualité et le revenu des producteurs. « Si nous continuons sur cette lancée, nous allons atteindre bientôt l’autosuffisance en riz. »
L’objectif des travaux de cet atelier dont le thème, « Transformer l’agriculture ouest-africaine par le développement de la mécanisation : quelles politiques publiques ? », est de mettre en place des politiques qui permettront l’accès des agriculteurs aux équipements techniques et la formation pour un meilleur rendement agricole.

Cheikh Makhfou Diop Leral