Ces 23 et 24 septembre 2014 se tiendra à Saint-Pierre d’Amilly (Charente-Maritime) Aquanide, le tout premier salon national de l’irrigation. Explications et programme.

L’irrigation la mal aimée. L’irrigation montrée du doigt. Cette technique agricole reste constamment montrée du doigt par le grand public, souvent mal informé. D’où l’idée de communiquer autrement.

Louis-Marie Grollier, président de l’association des irrigants de la région Poitou-Charentes, explique comment Aquanide est né, suite à quelle réflexion : « Aquanide, au départ, c’est une fédération qui rassemble toutes les associations d’irrigants de Poitou-Charentes. Elle est née précisément le 13 janvier 2013. Avec la volonté pour la profession de s’organiser, de se donner les moyens de se défendre, de vanter le bien-fondé de l’irrigation. D’où l’idée de créer un salon. L’objectif est de montrer que l’irrigation existe, et qu’elle existera encore longtemps. Les irrigants, surtout dans cette région, sont souvent montrés du doigt. Alors que nous avons des arguments. Nous enlever l’irrigation aurait des conséquences économiques et sociales graves. Je vous donne un chiffre : un irrigant génère 5 à 6 emplois. Si vous prenez la région Poitou-Charentes, nous sommes 4500 irrigants, donc nous représentons 25 000 emplois. Ce n’est pas neutre…« 

Louis-Marie Grollier insiste sur le fait que « beaucoup de gens travaillent avec l’irrigation« , d’où des exposants au salon qui seront tant des coopératives, que des négoces, des marchands de matériels, des banques, des assurances… Sans oublier, glisse-t-il au passage, les « filières particulières, comme celle du melon, importante chez nous, qui vit grâce à l’irrigation« .

L’autre message diffusé au cours du salon sera plus politique, il s’agira d’obtenir une oreille plus attentive au « projet des réserves de substitution« . Celui-ci consiste à récupérer l’eau d’hiver, à la stocker pour l’utiliser l’été. Mais cela réclame des moyen, car une fois le pompage des nappes effectué, l’eau doit être versée dans un trou (qu’il faut donc creuser), lui même tapissé d’une bâche étanche (ce qui n’est pas le cas du sol local). D’où des moyens à obtenir, par exemple dans le cadre de contrats territoriaux passés avec les agriculteurs mais aussi l’Agence de l’eau, mis en place par le précédent ministre de l’Ecologie Philippe Martin, mais qu’il convient de confirmer en pratique.

Une centaine d’exposants, un programme de conférences

Le salon en lui-même accueillera une centaine d’exposants qui, selon le dossier de presse, représentent « tous les partenaires de l’irrigation : opérateurs spécialistes de l’irrigation, semenciers, organismes stockeurs, banques, assurances, fournisseurs d’énergie, vendeurs de matériels agricoles… » Le tout sur un site de vingt-cinq hectares, situé au pied d’une réserve d’eau.

Des conférences sont prévues tout long des deux journées afin d’examiner différentes problématiques liées à l’irrigation. On y parlera stockage, technique du goutte à goutte enterré ou encore de l’avenir du maïs français.

Programme complet sur ce lien : http://www.salon-aquanide.fr/programme/conferences.html

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