Un forum de partage sur les technologies diffusées dans le cadre du programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest WAAP FNRAA, financé par la banque mondiale s’est tenu hier, jeudi 23 juillet, au conseil départemental de Diourbel .

Il s’agit des foras agricoles destinés aux producteurs agricoles pour une meilleure appropriation pour la diffusion à grande échelle des technologies mises en places par ce programme.Il s’agit de 4 variétés pour le mil, 4 variétés de sorgho ,8 variétés de mais homologuées et 4 pour le riz qui ont été présentées aux producteurs agricoles de Diourbel.

Ousmane Sy, sélectionneur de mil au CNRA de Bambey, présentateur de la technologie mil déclare «les technologies mises en place contribuent à la sécurité alimentaire .Nous savons que les terres ne peuvent plus augmenter .Les pluies sont erratiques .C’est cette base que nous avons cherché à travailler développer des variétés à cycle court ou extra court avec des rendements extrêmement développés pour pouvoir satisfaire les besoins des sénégalais .

Toutes les technologies présentées ont été conçues dans ce sens. Nous sommes arrivés à mettre au point des variétés de mil qui font des rendements de 3 tonnes à l’hectare ,des rendements de sorgho de plus de 3 tonnes ,le maïs à cycle court adapté à la région de Diourbel , des variétés de riz pluvial cultivables dans les sols joor , des variétés d’arachide non dormante » .

Le directeur de l’ANCAR de Diourbel (agence national du conseil rural et agricole )par intérim, Nar Gade Alle Diagne, technicien spécialisé en agriculture soutient que « Grâce à la collaboration avec le WAAP et le FNRAA, nous avons pu élaborer des projets qui ont été financés et qui ont porté sur des technologies permettant d’augmenter les rendements et d’alléger le temps de travail pour les bénéficiaires .Tous ces projets appliqués ont montré des résultats probants .Il était important d’organiser des ateliers d’infirmation de sensibilisation et de diffusion de ces technologies .Nous attendons qu’elles puissent diffuser ces informations auprès de leurs pairs », a-t-il ajouté.

Le responsable genre et développement au niveau du programme technique du programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest, Mme Aminata Sow Kane estime que «la dimension genre a été prise en compte dans le cadre de ce projet , Depuis le démarrage de la 2ème phase ,nous sommes en train d’œuvrer pour atteindre l’indicateur genre dans ce programme », a-t-elle soutenu .

Beaucoup de technologies sensibles au genre sont en train d’être diffusées dont on peut citer les machines et les équipements des femmes. Pour le responsable programme technique du programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest Mour Gueye ,l ’objectif du WAAP est de générer et de diffuser des technologies «Nous avons 70 technologies qui ont été générées et qui sont en phase de diffusion .Nous avons commencé par une diffusion à petite échelle durant la première phase de 2008 à 2012.
Dans la deuxième phase de 2012 à 2014,nous sommes en train d’aller à la phase de la diffusion à grande échelle ». Quand à la diffusion à grande échelle, il parle de la mobilisation des acteurs « C’est la raison pour laquelle nous sommes en train d’organiser des foras technologiques pour rassembler tous les acteurs bénéficiaires pour partager aux fins de leur permettre de les utiliser à bon escient .

Sur les 70 technologies ,nous avons sélectionné une dizaine de technologies qui intéressent particulièrement la zone agro –écologique, Bassin arachidier Nord. Ces technologies portent sur les variétés céréales (le mil, le maïs, sorgho , arachide et niébé et sur les technologies transformations .Nous sommes en train de mettre au point avec des partenaires privés comme CTI une batteuse ,la table de trituration d’arachide ».La finalité de ces différentes technologies, dira-t-il est d’augmenter la productivité agricole.

« Pour le mil ,on a des rendements de 300 à 400 kgs ,pour le maïs 600 à 700 kgs à l’hectare ,pour le sorgho 800 kg et pour l’arachide 500 kg, alors qu’avec cette technologie nous pouvons avoir des rendements jusqu’à une tonne et demie de mil à l’hectare .On est en train de multiplier les rendements par 4 ou par 5 ,pour le sorgho par 2 idem pour le maïs .Cela permet d’assurer la sécurité alimentaire. Il y a cet aspect autosuffisance alimentaire que nous visons dans le cadre du Plan Senegal Emergent, mais aussi l’augmentation de revenus en milieu paysan . Au plan élevage nous sommes en train d’accompagner des bergeries pour l(élevage ovins » .C’est projet régional qui regroupe tous les 15 pays de la CEDEAO .Pour la première phase l’enveloppe destinée au Sénégal est de 7 ,5 milliards et pour la deuxième phase allant de 2013 à 2017 pour 30 milliards.
sudonline.sn