Un processus de mise en place de Chambres d’Agriculture a été lancé mardi avec l’installation du Comité de pilotage, structure de concertation et d’échanges entre les parties prenantes chargée de veiller à la bonne coordination et à la meilleure cohérence d’ensemble de ces nouvelles structures.

Il s’agit pour le ministère de l’Agriculture de traduire en actes concrets une volonté exprimée en premier par tous les acteurs agricoles, ensuite par l’Etat de ’’construire des outils collaboratifs consensuels et faire procéder a l’élaboration de ces outils’’, selon le Secrétaire d’Etat a l’accompagnement et à la mutualisation des organisations paysannes, Moustapha Lo Diatta.

Venu présider la cérémonie de lancement, il a souligné devant les représentants des organisations paysannes et des différentes filières impliquées, que l’initiative est un ’’processus irréversible de restructuration et de modernisation de notre agriculture avec l’objectif d’en faire le principal levier de développement’’.

Il a rappelé que sur une enveloppe globale de 2361 milliards de francs Cfa destinée au financement du PSE, l’Agriculture est prise en compte pour un montant de 261,8 milliards de francs Cfa soit 11,1% avec un accent mis sur la réalisation de 100 à 150 projets d’agrégation ciblés sur les filières a haute valeur ajoutée.

Ainsi pour accompagner cette dynamique, il était essentiel de ’’refléchir à des modes de restructuration des agriculteurs susceptibles de leur permettre d’accompagner de facon optimale toutes les mutations en cours’’, a relevé le Secrétaire d’Etat.

Toutes les organisations paysannes, les filières représentées au cours de la cérémonie ont pris la parole pour saluer cette dynamique de mise en place de Chambres d’agriculture dissociées des Chambres de commerce tout en appelant a ’’un processus participatif et inclusif pour reussir leur fonctionnement’’.

Pour le président de l’Union des Chambres de Commerce et d’Agriculture, Serigne Mboup, l’initiative est bonne mais il s’agit de s’entourer de toutes les garanties pour mieux prendre en compte toutes les préoccupations du monde rural.

’’C’est une loi qui avait confié l’agriculture aux Chambres de commerce, d’Industrie et d’Agriculture, s’il faut créer autre chose il faut le réglementer’’, a estimé Serigne Mboup.

Même préoccupation du côté du président des Forces paysannes, Alioune Dia qui a souhaité une large concertation pour arriver à ce que ce nouveau dispositif puisse permettre à l’Etat d’avoir un interface commun.

La mise en place de ces Chambres est la réponse à la pléthore d’opérateurs économiques dans le monde paysan.

’’Cette nouvelle institution à venir doit résoudre le défi de l’organisation et du financement’’, a souligné pour sa part, Abdoulaye Sow représentant de l’Union nationale des forestiers du Sénégal.

Il a souhaité que ces Chambres puissent prendre en charge l’encadrement et la formation des producteurs.

Le comité de pilotage créé par arrêté ministériel est chargé d’impulser la dynamique et de fixer les orientations stratégique du processus de mise en place des Chambres d’Agriculture.