L’Etat du Sénégal, accompagné par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), ambitionne de promouvoir la production durable du riz pluvial dans les régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine, en vue de contribuer à hauteur de 40% à la production nationale, selon Oumar Sané, directeur de l’Agriculture.

‘’La JICA a répondu favorablement à la requête introduite par le gouvernement du Sénégal relative à la mise en place d’un appui technique pour promouvoir une production durable du riz dans ces trois régions’’ a réaffirmé M. Sané dan un entretien avec un reporter de l’Agence de presse sénégalaise.

Il a rappelé que la production du riz au Sénégal reste encore majoritairement développée au nord dans la vallée du fleuve Sénégal à travers la culture irriguée alors que les zones pluviales renferment un potentiel plus grand , resté peu exploité jusque-là.

De ce fait, a-t-il souligné, la productivité demeure insuffisante face à la ‘’forte’’ demande face nationale en riz. ‘’Sous ce rapport, il était urgent pour le Sénégal de mettre en, place des stratégies globales et cohérentes afin d’accroître la production du riz sur l’ensemble du territoire national’’ a expliqué Oumar Sané, par ailleurs coordonnateur du projet.

Ce projet d’appui à la production durable du riz pluvial (PRIP) qui vient d’être lancé dans les régions précités, est prévu pour une durée de quatre ans et contribuera à la levée des contraintes majeures de la riziculture pluviale dans la zone cible.

‘’Il aidera au renforcement des capacités des producteurs afin d’atteindre un niveau de performance. C’est en ce sens qu’ils doivent être accompagnés sur les techniques culturales, sur la production de semence’’ a fait savoir M. Sané.

A cet égard, les producteurs doivent être appuyés à aller d ans ce sens afin d’introduire les semences performantes et permettre leur multiplication. Il y a aussi des activités d’aménagements qui seront réalisés.

‘’L’objectif est d’exploiter l’ensemble des potentialités qui sont là. Il faudra que les producteurs aient une bonne organisation au niveau local pour permettre de discuter de tous ces aspects’’ a précisé le coordonnateur.

Il a indiqué que l’ensemble de ces aspects sont en train d’être étudié pour atteindre l’autosuffisance en riz. ‘’Plusieurs variétés sont en vue pour dérouler le projet. C’est le +nérica+ la culture du riz du plateau pour renforcer la production’’ a-t-il annoncé.

Pour arriver à cela, a t- il indiqué, plusieurs leviers doivent être activés. Il s’agit de l’augmentation du coefficient d’intensification, de l’adoption de la variété ‘’nérica’’ dans la zone pluviale pour faire passer les rendements d’une tonne à 1,5 tonne à l’hectare.

Le troisième levier est l’adoption du ‘’nérica’’ de plateau et l’extension des zones des bas fonds mais aussi, l’extension des superficies et la réhabilitation des périmètres irrigués dans la vallée du fleuve et le bassin de l’Anambé.

A tout cela, s’ajoutent, selon lui, la reconstruction du capital semencier, la maîtrise de l’eau, l’amélioration du coefficient de transformation, la révision de la stratégie de mécanisation qui sera adaptée pour la production et pour les opérations post récoltes.

Pour un montant de 2 milliards de francs CFA dont 1,8 milliards qui seront déboursés par la JICA et une contribution de 200 millions de francs CFA, de l’Etat du Sénégal, ce projet, permettra une augmentation de la production de semences de riz de bonne qualité, une amélioration des capacités d’encadrement technique des conseillers agricoles et les techniques de culture du riz des producteurs principaux.

Parmi ces résultats attendus, il y a la vulgarisation des semences de riz et des techniques de production auprès de tous les agriculteurs, la mise en place par les conseillers agricoles des formations pour l’amélioration des systèmes de production, des organisations de producteurs, de la gestion et la maintenance des infrastructures rizicoles.

‘’Il s’agit aussi d’un renforcement et d’une promotion dans les autres régions et dans les pays voisins du cadre de développement de la riziculture pluviale’’ a ajouté Oumar Sané, directeur de l’Agriculture.

aps.sn